Souvenirs si volatiles qu'on les enferme dans les objets près de soi...


Expliquez-moi.
Expliquez-moi COMMENT.
COMMENT se débarrasser d'objets dans lesquels on trouve tant de souvenirs ?





Je me décide à ranger ma chambre et à me débarasser de ces choses dont je n'ai plus l'utilité, et je rencontre tant de babioles ! des bracelets, des bouts de tissu, des chaînes cassées, des papiers sur lesquels j'ai griffoné, deux papillons morts, une rose séchée... Comment se fait-il que je ne puisse pas les jeter ?

J'ai beau me ressasser que je ne m'en servirais sans doute jamais, que jamais je ne les recyclerais en quoi que ce soit... je ne peux me résoudre à les mettre à la poubelle et les envoyer vers un endroit inconnu. Un peu comme une mère qui ne pourrait pas envoyer ses enfants à la déportation.






Des objets que j'aime sans savoir pourquoi, et d'autres qui me rappellent des souvenirs. Et la plupart, des objets auxquels j'attribue une âme, une vie, des sentiments. Où trouverais-je la force de jeter cette chaîne cassée ? Une chaîne qui a porté un bijou, qui a servi, qui a été utile, et qu'on jetterait comme ça, sans gratitude, sans regard en arrière ? Et ce bout de tissu, je pourrais m'en servir... mais non, je sais que je ne ferais jamais. Et pourtant, comment jeter quelque chose qui a été arraché à son tout, à ses semblables ? Je ne pourrais pas non plus jeter ce parfum, sa bouteille est si jolie !


Je ne pourrais sans doute pas dire au revoir à ces écharpes que je ne mets plus, à ce pull de quand j'étais petite, cette peluche que je chérissais, ...





Comment se fait-il que je ne puisse tirer un trait sur le passé ?
Peut-être parce qu'il s'agit de mon passé. En entier.

J'ai jeté un parfum. C'est Virginie qui me l'avait offert, il y a fort longtemps.
Je n'ai eu aucun mal. Je l'ai jeté, car j'ai rayé cette fille de ma vie.

On peut rayer des choses de son passé, mais pas son passé. Pas si facilement.





Langu, c'est pas ce soir que j'aurais rangé ma chambre.


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Mayu s'est niqué les tifs. Sa coupe est à reprendre, chez le coiffeur cette fois. XD
En attendant, elle fait la clown sur msn...

Elle n'effacera jamais cette photo de son ordinateur.
Un trop bon souvenir....



Souvenirs si volatiles qu'on les enferme dans les objets près de soi...
# Posté le lundi 21 avril 2008 15:23

En retard pour quoi, au juste ?

Mayu galère.

Mayu a peur.



Mayu a l'impression que plus elle suit ce chemin tout tracé, plus elle se perd. Elle ne pense qu'au Japon, elle aime le japonais, mais pourquoi n'arrive-t-elle pas à étudier ? Elle a tous les atouts en main, pourquoi ne les utilise-t-elle pas ?

Comme un pilier manquant à la base d'un bâtiment, j'ai l'impression que plus j'avance, plus je risque de l'écrouler. J'ai peur de tout lacher. J'ai peur de couper la corde et de me perdre irrémédiablement. Mais elle me traîne, je n'avance plus de moi-même ; mes genoux sont écorchés sur la route, mes mains saignent sur la corde, mes bras n'ont plus la force de la maintenir. Suivre ce chemin aussi obscur que le reste de la forêt est-il la meilleure solution ?
Quelque part dans cette forêt, des mystères m'attendent, autant que de pièges. Mais qui a dit que la route la plus droite serait la plus facile, ou même la plus courte ?


A Paris, il m'arrive parfois de me balader sans but. J'erre et je tourne dans les rues qui m'attirent, sans savoir où celles-ci vont me mener, ce que je verrais au tournant. Pourquoi n'est-ce pas aussi aisé dans la vie ?

J'ai soudain l'envie de prendre un risque fou. Dans l'énergie du désespoir, il faut que je fasse quelque chose de démesuré. Parfois ne vaut-il pas mieux se perdre pour mieux se retrouver ? ou simplement se trouver. Qui sait quels sacrifices cela implique...


Je sais. Si j'arrête la fac, il me sera trop difficile d'apprendre le japonais par moi-même. Mais je ne peux plus laisser le dessin de côté. Et je crois que je tiens tout autant au japonais. Comment faire ? Je ne veux plus étudier. Je n'en peux plus de cette pression.

Depuis le début de mon adolescence et la naissance de nouveaux désirs, j'ai déserté mes cahiers. J'ai totalement perdu le goût d'apprendre. Je vis avec mes rêves, car la réalité ne m'a rien donné de ce que j'attends. Pourquoi n'aurais-je pas le droit de vivre DE mes rêves ?



Quelque part dans cette forêt, je pourrais trouver la réponse. Il me faut juste trouver le courage de lâcher cette corde, panser mes blessures, et me jeter dans les ronces de la vie, plonger dans les ténèbres de l'Avenir.



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Non, Mayu ne peut parler à personne. Mayu reste dans son cocon. Mayu n'a jamais pu en sortir.

Mayu ne peut pas parler avec ses parents, car ce sont ceux qui ont le plus d'attentes à son égard. Sa mère n'attend que de pouvoir rentrer en Malaisie, et dès que Mayu flanchera, sa maman se plaindra de s'être sacrifiée pour rien. Elle fera culpabiliser Mayu, parce que Mayu l'aime quand même, malgré tous ses défauts. Mais Mayu ne ressent presque plus rien, enfermée dans son cocon ; elle sera vaguement gênée, surtout pour elle-même. Mayu est égoïste. Elle ne veut pas que sa mère rentre au pays tout simplement parce qu'elle ne veut pas habiter chez son père. Pour plusieurs raisons, elle n'aime pas l'appartement de son père. C'est juste qu'elle ne veut pas renoncer à ce qu'elle possède maintenant, et qu'elle n'aime pas trop les odeurs qu'il a là-bas : la fumée, la lessive qui lui donne mal à la tête, une note grasse dans l'air. Elle les connaît depuis son enfance et elle ne les aime pas. Elle ne veut pas en être imprégnée et que les gens les sentent. Mayu focalise un peu sur les odeurs, mais le pourquoi est un de ses secrets... En tous cas, elle ne parlera pas à sa mère, parce qu'elle sait déjà ce qu'elle entendra. Si Mayu se sent vide et déprimée, elle sait qu'elle ne peut pas parler à sa mère, parce que ça mère va encore lui débiter une cause et une solution débiles tout droit sorties de cette boîte à débilités qu'est la télé. Sa maman ne va pas simplement la prendre dans ses bras et essayer de savoir ce qui ne va pas, sans commenter, lui sourire,... Non, la maman de Mayu ne sait pas écouter les autres, et surtout pas sa fille, parce que sa fille a beau avoir raison, sa fille a quand même tort. Non, Mayu a beau aimer sa mère, cet amour est enfoui sous une tonne de ressentiment et de déception. Mais elle aime aussi son père. Mayu pourrait parler avec son père, qui est davantage compréhensif, mais il ne veut pas que sa fille se perde complètement non plus. Le problème c'est que des deux côtés on a pas les moyens d'amortir une chute ; du coup, cette chute peut être fatale. C'est pourquoi on dit à Mayu de suivre une ligne de vie, que les risques sont dangereux et qu'elle peut ne jamais s'en sortir. Mais Mayu étouffe ! Mayu veut retrouver l'air libre, même si ce n'est qu'une chute dans le vide !

Mayu a souvent papoté joyeusement avec ses amis. Elle les considère comme des amis, mais ils ne sont pas ses amis au sens propre. Elle ne s'est jamais confiée entièrement. Même pas à celle qu'elle avait considérée comme sa meilleure amie.
Elle ne peut pas parler avec ses amis du collège, car ils peuvent bien être les premiers à l'avoir acceptée telle quelle, leur amitié est basée sur un passé commun dans les délires collégiens, les petites pensées immatures ; et cette durabilité est constamment prise comme un challenge. Qui sera le suivant à quitter le groupe ? Car ils en ont perdu plusieurs sur la route jusqu'à aujourd'hui... Ils se connaissent en fait si peu. Leur lien, c'est ce challenge. Cette durabilité.
Elle ne peut pas se confier non plus à ses amies du lycée, car c'est le même genre de relation. La seule véritable amie qu'elle avait au lycée, c'était en fait Rihab. Mais même si Mayu écoute tant bien que mal les conseils de Ri, elle ne peut s'empêcher de penser que Ri a oublié ce que c'était d'être aussi mal dans sa peau, et que ce que Ri dit n'être que passager pour tout le monde, Mayu a l'impression que ça s'acharne sur elle et que ça ne prendra jamais fin. Mayu désire le même bonheur que Ri. Mais Ri n'a pas eu à attendre trop longtemps. Et Mayu est un peu jalouse, et vraiment triste pour elle-même.
Mayu découvre l'amitié adulte. On a plus les mêmes horaires, on est plus dans les mêmes salles, dans les mêmes cours ; on suit des voies complètement différentes. Mayu trouve que ses meilleurs amis à la fac ne sont pas ceux avec qui elle passe le plus de temps. Indira est très sympa, pour papoter et jouer et dire des conneries sans se faire renier. Mais Mayu ne pense pas qu'elle pourra se confier à elle, contrairement à ce qu'elle avait espéré. Indira ne se rend pas compte, mais parfois elle est vraiment insensible, et son silence dresse un mur qu'elle ne semble même pas percevoir. Et Mayu essaye de la faire réagir, mais tout ce qu'elle a trouvé c'est de la regarder droit dans les yeux pendant de longues secondes ou parler du forum d'Indira. Non, Mayu ne pourra rien dire à Indira. Elle ne dira rien non plus à Lucile. Elle l'aime beaucoup, mais il faut dire elles sont toutes les deux à peu près dans la même galère, et ni l'une ni l'autre ne s'en sortent, et l'entraide semble hors de portée tant leurs voies sont différentes. Et Perrine est super sympa et affectueuse, mais elle n'est pas non plus dans le même univers que Mayu. Récemment, Mayu s'est trouvée une nouvelle amie en la personne de Lan Anh (Langu). Mais Mayu hésite. Langu est aussi très gentille et très sympa, et tout et tout... Mais Langu n'a encore jamais vu Mayu dans sa solitude. Mayu n'a pas encore montré son côté sombre. Mayu a peur que si elle arrête de sourire, tout le monde va partir.

Mayu n'a confiance en personne. Mayu pense que si elle était sur le point de tomber dans un ravin, personne ne lui tendrait la main de peur d'être entraîné dans sa chute.
Mayu a cité beaucoup d'amis. Mais en fait elle n'a personne. Mayu est vraiment seule.




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Vraiment seule et vraiment perdue.

Mayu pleure.

Mais elle tient à son ordinateur,
alors elle ne pleurera pas dessus.

Elle pleurera dans sa couverture.

Comme d'habitude.



En général, Mayu serre un oreiller contre son ventre et s'enveloppe d'une couverture. Mais ces artifices ne remplaceront pas cette chaleur humaine qu'elle attend de pouvoir étreindre de la même façon et même plus tendrement.
Avec autre chose dans le coeur que du chagrin et de la peur.





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En attendant, Mayu rêve. Dans sa chambre, elle sourit et danse, elle s'imagine en train de sourire à Ruka, par exemple. Mayu se sent joyeuse et pleine d'énergie dans ces moments-là. Mais au fond, tout au fond, elle n'est pas heureuse. Mayu s'invente des moments joyeux dans sa chambre, et rit avec ses amis à l'extérieur. Dans le métro, Mayu sourit, pour essayer de donner le sourire aux gens, mais ils ne sont pas réceptifs. Mayu vit avec un masque constant.


Mayu s'appelle 'Mayu' parce que ça veut dire cocon. Mayu ne s'ouvre pas aux autres, mais elle vit avec l'espoir de pouvoir s'appeler un jour Papillon et de voler de ses propres ailes. De plus, Mayu évite que les autres l'atteignent. Mayu souffre déjà suffisamment toute seule, elle ne veut pas de la douleur des autres.


Mayu aide parfois les gens qui en ont besoin, mais c'est juste pour se donner bonne conscience. Se dire qu'un jour son bon geste lui sera rendu sans doute.





Mais il arrive comme maintenant qu'elle doute qu'il viendra, ce rendu. Alors pourquoi persévérer dans cette voie ? Pourquoi attendre quelque chose qui ne veut pas venir de lui-même.

Je n'ai pas de temps à perdre. Je n'ai pas le temps. J'ai une vie.




Et maman, lache-moi avec tes 'Tu vas être en retard !'. Tu me casses les c...
# Posté le mardi 08 avril 2008 09:12
Modifié le mercredi 09 avril 2008 12:51

Sensations fortes





Il en faut peu pour se sentir vibrer.


Au-dessus de mon clavier, j'écoute attentivement les basses de Varuna, et tandis qu'elles se pressent doucement contre mes tympans, je les sens agiter quelque chose dans ma poitrine. La tiédeur de l'ordinateur sous mes doigts, l'air frais sur le dos de mes mains, le bout de mes doigts pressant les touches, parfois le bord de l'ongle. J'ai alors conscience de ma montre qui entoure mon poignet gauche, la plainte sourde de mon coude droit sur lequel je repose inconfortablement, un pli de mon jean qui s'imprime sur ma peau, le coton de mes chaussettes qui caresse mes pieds, les muscles tendus de mon dos, mes paupières à demi-closes, un goût acide à l'arrière de ma langue.


Et à chaque fois que ça m'arrive, ces
sen
sations fortes dans un instant si calme
me rappellent que je suis encore en vie.




Sensations fortes
# Posté le samedi 08 mars 2008 09:58

J'ai comme une grosse envie de vacances. (...encore des pensées dans le métro.)



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L'artifice est naturel
La beauté humaine est contre-nature.

K 19.02.2008




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Les Hommes sont pires que des atomes :

ils s'accrochent à n'importe quoi

et surtout à n'importe qui.


K 20.02.2008



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# Posté le mercredi 20 février 2008 12:39

Net = filet de secours pour mieux se noyer

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Certains oublient leurs douleurs dans la drogue, d'autres noient leur peine dans l'alcool. Moi je m'oublie dans un autre monde, virtuel mais pas moins réel ; et tandis que je tente de laisser mes traces dans cet univers en expansion constante, je perds pied dans la ali je suis née...



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Pour la St-Valentin, j'ai envie de le faire à la japonaise :
lui offrir un chocolat. Un chocolat à la place du coeur.
Un Chocolat pour un Coeur.
U
n Chocolat pour l'Amour.


...mais je sais même pas son nom.
Justement, je dois lui demander demain.
Comment ? Aucune idée.





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K繭 12.02.2008




*attardée, schyzo, bi refoulée, ignarde, sujette au syndrome de Stockholm, épouse d'extraterrestre, mère d'un lapin transgénique destiné à sauver l'univers des méchants Zigouigouis Crétins, Chocapic en perdition, victime d'un matricide : un coup de dents de lapin glouton.*

> c'est fou comme on peut délirer sur MSN à partir de trois fois rien !






* * *
> 繭・の・天国 <
Parce que j'ai besoin de ne pas déprimer.
Net = filet de secours pour mieux se noyer
# Posté le mardi 12 février 2008 17:17
Modifié le jeudi 14 février 2008 16:48